Huppe fasciée

Upupa epops


Systématique

  • Ordre : Bucérotiformes
  • Famille : Upupidés
  • Genre : Upupa
  • Espèce : epops

Descripteur

  • Linnaeus, 1758

Biométrie

  • Taille : 32 cm
  • Envergure : 42 à 46 cm
  • Poids : 55 à 80 g

Longévité

  • 11 ans

Distribution


Chants

XC : David Edwards

Le chant est tout à fait typique et fait partie du paysage sonore de bien des campagnes au printemps. Il est composé de trois notes égales répétées rapidement et pouvant se traduire par « woupwoupwoup ». La phrase est répétée à quelques secondes d’intervalle pendant un temps qui peut durer une minute ou plus.
Autant le chant peut être qualifié d’agréable, autant certains de ses cris sont désagréables à l’oreille humaine. Le cri le plus classique, qui est le cri d’alarme quand on pénètre sur le territoire, est un « waaahhrrr » rêche qui évoque un cri lointain de Héron cendré ou encore un cri de corbeau. Autrement, on note aussi des cris sifflés façon turdidé, une crécelle sèche d’inquiétude et divers autres cris, en particulier du couple dans son intimité.

Pour en savoir plus sur ce son.


Statut de conservation IUCN


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IDENTIFICATION

Une huppe se reconnaît au premier coup d’œil. L’allure générale, la couleur rousse du plumage, les ailes et la queue noires et blanches, la grande huppe érectile qui orne la tête et le long bec courbe en font un oiseau remarquable. Les trois espèces de huppes se ressemblent beaucoup et leurs différences sont subtiles.

La Huppe fasciée se distingue à sa main noire barrée de blanc (toute noire chez son homologue du sud de l’Afrique) et à la zone blanche sub-terminale des plumes de sa huppe.
Autrement, il n’est qu’à regarder une photo pour se faire une idée de l’oiseau. Cela ne nécessite pas une longue description. Sur l’oiseau posé, on distingue surtout la huppe rousse souvent hérissée, la tête, le cou et le manteau couleur sable chaud, la partie visible de l’aile noire barrée de blanc et le long bec gris courbe. Lorsque l’oiseau est en vol, ce sont surtout les ailes larges et arrondies, noires et barrées de blanc qui attirent l’attention ainsi que leurs battements particuliers.

Il n’y a pas de dimorphisme sexuel net. La femelle est simplement un peu plus petite et plus pâle. Le juvénile ressemble à la femelle en plus terne, avec la huppe et le bec plus courts.

Habitat

La Huppe fasciée est une espèce qui a trois exigences pour être présente en période de reproduction, d’une part un milieu ouvert à semi-ouvert, un sol facilement accessible, nu ou faiblement enherbé, pour la recherche de nourriture et des cavités, arboricoles ou rupestres, pour la nidification.Elle apprécie les espaces avec de grands mammifères comme les prés pâturés par le bétail, particulièrement les chevaux, ou encore la savane et ses grands herbivores. Plus largement, elle peut fréquenter tous secteurs de prairies pâturées suffisamment vastes, les landes sablonneuses, la steppe, le vignoble, les vergers pâturés ou à sol dégagé, par exemple les oliveraies dont les arbres sont riches en cavités, etc. Le bocage tel qu’il existait autrefois en France était une forme d’idéal.
Pour la nidification, un vieil arbre avec cavités fait l’affaire. Ce peut être un arbre isolé ou un arbre inclus dans un élément structurant du paysage (haie arborée, bosquet, parc, vieux verger, ripisylve, arbres plantés de bord de route ou de voie d’eau,…). Une falaise naturelle ou artificielle, un talus ou une berge abrupte de cours d’eau peuvent aussi être choisis. Mais souvent, c’est une vieille construction ou une ruine, une vieille bergerie par exemple, qui est choisie, qu’elle soit isolée en pleine campagne ou située dans ou en périphérie d’un village ou d’un hameau. Un simple tas de gros cailloux d’épierrement peut convenir à l’occasion, comme pour la Chevêche d’Athena. Les deux espèces se côtoient fréquemment.

Menaces – protection

Globalement, la Huppe fasciée n’est pas menacée. Néanmoins, il faut signaler des restrictions d’aire, en particulier en Europe de l’Ouest, où la population décline depuis le 19e siècle. Et ce déclin semble se poursuivre en dépit des modifications du climat qui en principe devraient favoriser cet oiseau thermophile. Or, ce n’est pas vraiment le cas. La raison majeure en est probablement l’appauvrissement généralisé de l’entomofaune des écosystèmes agricoles au sens large dont l’oiseau dépend entièrement pour sa survie. La raréfaction des gros insectes, qui affecte également d’autres oiseaux comme les pies-grièches, est une conséquence directe de l’emploi massif et généralisé de pesticides, non seulement en agriculture, mais également par les particuliers, aucun milieu n’y échappant vraiment. De plus, l’habitat traditionnel de la huppe, le village avec ses vieilles maisons, son bocage, ses vergers et pâtures périphériques, ses petits jardins sans intrants, tend à régresser par manque d’entretien. L’habitat lui-même est rénové, privant la huppe de sites de nidification. La pose de nichoirs peut compenser ce manque, mais encore faut-il y penser.

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